1. Interférence entre digestion et compétitionLa digestion commence à partir de la prise alimentaire : il y a transformation des aliments en nutriments. Cette simplification se fait sous l'action de phénomènes mécaniques (mastication, brassage) et de phénomènes chimiques. (Réactions d'hydrolyse) Il faut retenir que la vidange gastrique qui commande le déroulement de la digestion dure environs trois heures pour des petits repas (<2000KJ et peu gras) et jusqu'à six heures pour les repas importants. (4000KJ) Le schéma récapitule les temps de transit des aliments dans l'estomac.
Si le dernier repas est trop rapproché de la compétition, il gène la pratique du judo.
2. La déshydratation
L'organisme a un très mauvais rendement : il produit de la chaleur dans de nombreuses occasions.Pendant la digestion en période d'exercice, la production de chaleur est accrue, la sudation augmente. Les réserves hydriques baissent or une déshydratation va avoir des répercussions significatives sur l'ensemble de l'organisme et sur les performances. Rappelons-nous que les judokas ont l'habitude de restreindre leurs apports hydriques avant les compétitions pour perdre du poids. Les répercussions en seront d'autant plus grandes. La déshydratation va retarder l'assimilation donc l'apport en énergie et provoquer une augmentation des accidents musculaires. (Crampes..)
Nous pouvons donc dire que l'augmentation de la température du fait de la digestion a de nombreuses répercussions sur le potentiel physique. Le schéma ci-joint, le souligne.
~ Les besoins des judokas en compétition ~
Lors des compétitions, les besoins des judokas vont augmenter par rapport à la période d'entraînement du fait d'une activité intense et du stress.
* En énergie : En moyenne, on considère 0,816 KJ/Kg/min pour le judo d'après la masse corporelle et activité physique. Ce qui fait pour un homme de 70 Kg, une dépense énergétique horaire moyenne de 3400 KJ. Ces besoins varient d'un organisme à l'autre à cause du stress et du métabolisme de chacun.
* En protides et en lipides : Il faut les réduire car ils ralentissent la digestion et n'apportent pas d'énergie exploitable pendant des combats de 5 minutes.
* En glucides : Ils ont pour objectif d'apporter un substrat énergétique rapidement oxydé, de contrôler la transformation du glycogène musculaire en glucose, d'économiser les acides aminés ramifiés et ainsi de protéger le capital protéique musculaire. Ils facilitent aussi la réhydratation sans trop perturber la mobilisation et l'oxydation des acides gras. Ils sont à privilégier.
* En eau : Les apports en eau sont fonction de la chaleur de la salle, de la dépense énergétique et de chaque individu. On recommande de 0,5 à 1 L/H en fonction de la chaleur. Il est important de fractionner les prises. (100 à 150 mL/prise)